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UNE
MAUVAISE ALIMENTATION
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Les carences alimentaires et la nutrition.
· On croit souvent à tort que les problèmes
de malnutrition n'existent pas dans
les pays industrialisés et riches. Savez-vous
qu'en France, plus de 10% des enfants
en souffrent ?
· La sur-nutrition qui
consiste à consommer trop d'aliments
riches en graisses et en sucres mais
pauvres en éléments essentiels pour
le bon développement de l'organisme
engendre autant de dégâts sur l'organisme
que la sous-nutrition.
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Les carences nutritionnelles en
calcium, protéines, vitamines entraînent
des retards de croissance, des problèmes
dentaires, de l'anémie, de la fatigue,
de l'agressivité, des difficultés d'écoute
et de concentration à l'école.
· Le lait à l'école permet de
compenser pour une part non négligeable
ces carences bien trop souvent constatées
et participe ainsi à la lutte contre
la malnutrition et l'échec scolaire.
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Les raisons |
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| La
malnutrition liée à l'évolution des comportements
alimentaires : |
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| Perte
d'éducation nutritionnelle : les Français
ont de moins en moins de points de repère
en matière diététique et prennent de mauvaises
habitudes alimentaires. Certaines familles
accordent très peu d'importance à l'alimentation,
et aux repas pris en commun. L'alimentation
devient très déstructurée, anarchique. Le
grignotage augmente et les activités sportives
diminuent. L'alimentation repose de plus en
plus sur des aliments excessivement transformés,
vidés de leur contenu nutritionnel et surchargés
de graisses ou en sucres. Les messages publicitaires
poussent à consommer des produits trop riches
en calories qui n'apportent pas les nutriments
indispensables. Cette évolution se concrétise
entre autres, par une augmentation de l'obésité
infantile qui, d'après une étude de l'INSERM,
a été multipliée par 4 en 30 ans. |
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| La
malnutrition liée à la misère : |
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On
parle des exclus, des SDF, des adolescents
à la dérive mais on a tendance à oublier que
la misère a aussi un effet sur les enfants
: ils ne mangent pas à leur faim et souffrent
de carences. Pour ces familles frappées par
la crise, le chômage, l'exclusion, c'est d'abord
la faiblesse de leur revenus qui provoque
la malnutrition. L'absence d'éducation nutritionnelle
est alors un facteur aggravant. Ils ont oublié
que bien se nourrir ne coûte pas si cher quand
on utilise des produits naturels et non des
produits transformés.
Il y a malheureusement des lacunes en matière
de connaissance et de savoir-faire. La publicité
incite à la consommation d'aliments trop riches
et renforce le préjugé que plus c'est cher,
mieux c'est. Plus les personnes sont fragiles
sur le plan social, plus elles sont sensibles
au symbole du luxe.
1,8 millions de jeunes de moins de 25 ans
vivaient en situation d'insécurité alimentaire
(Source INSEE 1995).
11% des ménages (soit environs 5 millions
de personnes) vivaient en dessous du seuil
de pauvreté. |
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| L'absence
de petit déjeuner : |
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| 30%
des élèves examinés par les personnels de
santé de l'éducation nationale ne prennent
aucun petit déjeuner. Or, selon le groupe
permanent d'étude des marchés des denrées
alimentaires GPEMDA), le petit déjeuner doit
apporter 40% du calcium journalier. De plus,
le comité scientifique de l'alimentation humaine
(CSAH) recommande l'apport journalier de produits
laitiers à bonne teneur en calcium avec notamment
450 mg en maternelle et 550 mg en primaire.
Toutes les enquêtes dénoncent la diminution
de l'apport calcique chez les enfants et les
adolescents, ce qui aura de très graves conséquences
sur leur squelette à l'âge adulte. Enfin,
la distribution de lait en milieu de matinée
est un moment de pause et de détente qui permet
souvent d'apaiser les conflits et d'améliorer
les relations entre les enseignants et les
élèves, mais aussi de favoriser l'éducation
nutritionnelle. |
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